Etre ou paraître ?

Etre ou paraître ?
Je comprends le besoin de communiquer au travers l'écriture puisque la pérennité y est garantie. En théorie du moins, car publier ses égarements littéraires constitue souvent un parcours étrange. Certains signent des livres qu'ils n'ont pas écrits, d'autres rédigent des ouvrages qu'ils éditent sous un pseudonyme, enfin, toute une clique se gausse des uns et des autres selon la médiatisation du moment. Dans la masse, quelques-uns s'essayent, se livrant tout entier au public avec la passion qui les détermine. Leurs livres sortent de l'ordinaire et méritent vraiment à être connus. Mais voilà, le rideau tiré, la rentrée faite, il n'y en aura que pour les grandes maisons d'édition, caution de succès, mais pas toujours de qualité, loin s'en faut ! Pour ficeler l'affaire, dans ce brouillard artistique, gravite toute une faune de critiques, journalistes et autres chroniqueurs qui relayent l'information. Ils servent la bonne cause, celle du pouvoir économique. Et c'est là que le bât blesse, car seuls les nantis pourront s'exprimer. Alors que le domaine est principalement culturel, le livre devient un pur objet de consommation. Pour vendre, il faut se faire connaître. La télévision est devenue le véhicule idéal pour cela, une vitrine incontournable. D'où l'importance de l'image, paraître auteur avant de l'être implique que le prestataire joue de sa personne pour créer l'événement coûte que coûte. Scandale, publicité outrageante voire mensongère sont autant de recettes pour faire du bruit autour d'un titre. C'est la rançon de la gloire. L'exemple de Renault en F1 est suffisamment évocateur des dérives possibles. Alors, quand il y va du monde de l'imagination, les limites sont infinies. A côté de cette machination, existent des jeunes créateurs de talent. Hors norme, souvent auto-édités, ils gardent leur liberté d'expression et surtout fournissent des pages riches en innovations et découvertes. C'est dans ce terreau que le germe futur se développe. Evidemment, il est facile de leur tourner le dos parce que peu crédibles à vos yeux. Et bien, à vous déplaire, je leur dis : Continuez, persévérez. Oui, dépassez le stade du manuscrit en élaborant un projet complet, de la rédaction à la vente en passant par la diffusion. En jouant le franc jeu, par une bonne gestion de dossier, vous vous montrez tels que vous êtes, un auteur et non un prête-nom.
Sur le forum A2 France télévision

http://forums.france2.fr/france2/cafe-litteraire/liste_sujet-1.htm
www.Edifree.com/doc/758

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 03:50

Vient de paraître : ANDREE

Vient de paraître : ANDREE
Un auteur en ligne, c'est le ménestrel des temps modernes face au public. Il se livre tel quel au bouche à oreille, jouant franchement le jeu avec ses lecteurs sans masque ni fioritures. Il est fidèle et sincère à lui-même. Partant, il se remet à vous car la renommée de son ouvrage est totalement entre vos mains. Du lecteur au propagateur, il se remet à votre appréciation puisque sans aide, son écrit restera lettre morte.

Andrée est un thriller psychologique. Le récit bouleversant d'une mère qui retrouve la femme qu'elle oublia mais le chemin sera semé d'embûches. Le venin du diable la tiraille de l'intérieur. Réussira-t-elle ?
@ lisez-la Andrée vous séduira !

Sur le net chez Edifree.com avant que la nouvelle ne se répande.

# Posté le dimanche 16 août 2009 09:47

Modifié le dimanche 16 août 2009 10:09

Andrée, le venin du diable.

Andrée, le venin du diable.
L'auteur après avoir jeté l'ancre reprend le large pour des mers nouvelles. Sur terre, il vit courber l'échine d'une femme. Elle sera sa muse. C'est donc à l'encre de Chine qu'il esquissa son portrait. Andrée marque les esprits. Belle, elle eut tout pour réussir. Dès sa jeunesse, la maternité lui arrondit le corps, l'étoffant d'une raison d'être. Elle brûla de passion.
Pour l'illustrer, il n'y avait pas mieux que ce tableau d'Ione Poli, le dos nu à la fois tronqué et rempli de couleurs chaudes. Toute l'ambiguïté que l'artiste belge reflète dans l'image et qui illustre parfaitement ce que les mots soulignent en noir et blanc. Une vraie couverture !
Le cap de la quarantaine passé, la vocation maternelle perdue, le corps se réveille. Chez l'homme, on évoque souvent le démon de midi, pour la femme, c'est plus vague. La mère s'emporte. La dérive débarque. Le venin du diable colle à la peau d'Andrée comme d'un désir profond qui la submerge telle la marée écume les récifs. C'est puissant et doux, parfois révoltant. Un thriller psychologique à la hauteur d'un vécu tourmenté, le récit décoiffe.
Le lecteur vit cela de l'intérieur car le marin a fait de cette femme son bateau ivre. Tout en vogue.

[c=#ffff00]"Andrée" le dernier roman de Daniel Gaye est disponible chez EdiFree.

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 06:54

Modifié le dimanche 16 août 2009 09:11

Qui suis-je ?

Qui suis-je ?
Gamin, je fus comme un lapin sorti de son trou, galopant sur les collines de l'innocence, celles d'une enfance libre de pensées et de mouvements. J'étais né dans les campagnes et forêts pour gagner ma vie d'adulte. Fils d'agriculteurs, je courais au travers les herbes hautes en courtes culottes, heureux d'être de ce monde. Vifs et fiers, j'arpentais gaiement la contrée sans limites et sans faim. Le gosse avait bon appétit. Le sourire aux lèvres, les jambes sales des gambades folles et boueuses, il se raillait de tout. Il sentait bon la joie de vivre.
Au fil du temps, il dut bon gré mal gré grandir. L'école, d'abord, l'éloigna de sa cour de récréation, mère la nature s'éloigna. Il devra courber l'échine et abandonner les bretelles pour le pantalon afin d'acquérir les connaissances d'un monde en mutation. La clef du succès lui avait-ton dit ! Enfermé à double tour dans un sinistre internat, il broiera du noir. Sa révolte sera mal perçue. Déclaré rebelle, il se sentira exclu car refoulé sinon isolé. Déjà, ses paroles et écrits dérangeaient. L'acidité de son encre perçait la cuirasse des consciences.
Il n'en démordra pas l'animal. Déjà, il aimait les femmes au point de s'en entourer d'une pléiade de gente dame. Il donna sa parole à une fille qui l'accompagna en bonne et due forme. Deux fils suivront leurs pas. Relevant les défis tels des ponts-levis, il amoncela un tas d'expériences qui lui nourrit l'esprit et rendit son corps alerte au travers moult tempêtes et tourments. Déchiré par des années de labeur, meurtri par des accidents, le couple se chiffonna comme une feuille de papier sous l'effet de la sécheresse. Divorcé, revoilà l'homme seul sur les chemins d'alors. Il se revoit tout petit sur les sentiers d'antan humant à nouveau l'odeur de la terre. Retrouvant son instinct de chasseur, il reprend du poils de la bête. Seul le décor a changé, le monde est resté aussi cruel qu'auparavant. Du bois de la Houssière au château de la Follie en passant par le trou des fées, c'est toute l'histoire qui remonte dans les veines. Il ira au charbon. C'est ainsi qu'il reprend conscience de celui qu'il est, un homme des bois plein de bon sens, quelqu'un qui croit à l'instinct plus que de raison. Un amant qui aime par essence parce que les rapports sont innés, sincères et profonds, authentiques et puissants.
Tant furet, tantôt truite, hier lapin ou sanglier, espiègle et fonceur, il se confond avec plaisir aux animaux qui errent dans nos émois car aux abois d'une société envahissante. Un Wasa à l'européenne. Pour se faire, il se doit de rester libre, même s'il aime être aimé. Il y a une fin à tout !
Le poisson est plus qu'un signe, c'est aussi une manière d'être, à la longue de tourner autour de l'hameçon, le risque de se faire prendre devient fort. A moins que cela le titille !
Oui, je veux vivre, encore et seulement. Pour cela, rien ne peut être comme auparavant.
Car pour elle, je perdrais la tête. Répète. Pour qui, pécherais-tu donc... ? Le silence l'emmure. L'écho est féminin, c'est sûre. Au-delà, tout reste dans le mystère d'une relation en devenir La seule réponse connue, c'est que j'aime la difficulté du beau, le mal du bien, fruit interdit du plaisir. Que Eve me laisse toucher à sa pomme d'Adam afin que je suis épouser ses rêves et caresser ses lendemains, voilà un destin ? Sera-ce le mien ? En tout cas, en me livrant à elles, à la femme d'abord, à la littérature son miroir ensuite, je me lie pour le meilleur et le pire sans fond de tain au culte de l'amour. Suis-je si bête ?
Allez. Cul sec ! Je bois la vie jusqu'à la lie.

# Posté le lundi 01 juin 2009 05:45

Imposture !

Imposture !
Vivre aujourd'hui alors que les sombres horizons étouffent l'élan et restreignent l'espace vital de chaque nouvelle pousse n'est pas commode pour une jeunesse en mal de reconnaissance. Hier encore les générations montantes pouvaient croire en un avenir meilleur, fruit des recherches et autres techniques ou sciences. Hélas, l'évolution ne crut pas assez vite que pour répondre à tous les besoins, la croissance démographique, mais aussi et surtout la production outrancière de produits de consommation, au détriment des éléments de base, amena le désordre sur terre.
Le déséquilibre creusa le fossé entre confort et luxe, entre pauvres et riches.
Faut-il encore se mettre d'accord sur l'échelle des valeurs ? Celle des uns n'a aucun poids chez les autres. L'humanité a légitimé le paradoxe. Le monde a sorti de l'ombre la rareté pour placer l'exemplaire unique hors de prix comme signe distinctif de la réussite sociale. L'opération s'est réalisée au mépris des collectivités. L'œuvre d'art est volée du musée au profit d'un privé, l'île déserte se transforme en palace selon les fantaisies d'un nanti qui sillonne les mers sur son yacht à la recherche d'interdits nouveaux à franchir.
La puissance de ces illusionnistes du pouvoir n'a de limite que leur égocentrisme. Tout est permis. Il est vrai que la faiblesse des hommes leur en facilite la tâche. Enfin, tel était le cas au siècle passé car aujourd'hui l'espérance de vie n'offre plus à l'argent le même attrait qu'alors. Et cela les tourmentent. Les pauvres !
Que vont-ils devenir si le globe pullule de gens intelligents, non-conformistes de surcroît ? Il est manifeste que les foules prennent en compte leur bien être. Désormais, le cadre de vie n'est plus étroitement lié au système capitaliste instauré par les conquistadores modernes. Il s'opère en profondeur une mutation. Dans les banlieues, des enfants de tous âges et d'origine métissée haussent la voix pour revendiquer leur part du gâteau. Ils veulent pouvoir vivre comme ils aiment, avec ceux et celles qui les comprennent dans un milieu non seulement acceptable mais totalement intègre. Leur liberté d'expression passe par le refus d'une société obsolète quitte à en briser les chaînes qui les aliènent. Ce n'est pas une révolte juste une revendication. Ils s'assemblent naturellement parce qu'ils éprouvent les mêmes désirs devant l'avenir et qu'ils espèrent tous un autre devenir pour leurs proches que celui proposé. Ce que l'on a promis à leurs parents, les princes actuels ne peuvent raisonnablement pas leur enlever. Comme pourraient-ils décemment déshériter leur descendance ? Pardi ! Un leurre de plus. C'est vrai que cela n'arrive pas que dans les séries américaines. Il faut être riche pour penser comme cela. Mais de quelle richesse parle-t-on car dans les villages, les communautés, c'est de solidarité qu'il est question avant tout Les membres ne lâchent pas un des leurs car l'amour des siens prévaut surtout.
L'imposture, c'est le langage fourbe des médias qui chantent haut et fort combien le monde est beau et bien. Un palais de verre et de son qui déforme la vérité au prix de la minute de publicité. Voilà pourquoi la racaille n'a pas le droit de parole.
Faut-il se taire pour autant ? Oh que non ! C'est si bon de se sentir léger, libre et soi-même. Et l'écrire c'est pas donné à tout le monde.

# Posté le dimanche 01 février 2009 05:54