Aujourd'hui, c'est un mode économique qui perd de son crédit, hier faut-il le rappeler, c'était le communisme qui fut battu en brèche par la chute du mur de Berlin. Les systèmes du passé devenant obsolètes face aux impératifs nouveaux tels que l'environnement, la hausse démographique et le bien-être. Les défis de demain ébranlent les méthodes vétustes du passé. Et c'est vrai que nous risquons de perdre beaucoup, mais l'avenir passe peut être par ce prix. Pouvait-on tolérer autant d'inconscience dans le chef de financiers qui se jouaient du temps pour de plantureux profits sans qu'ils n'aient à transpirer alors que la valeur du travail restait pour beaucoup d'entre-nous la seule récompense ? La différence devenait indécente. Oui ! Que l'édifice s'écroule emportant les temples d'un pouvoir odieusement à la merci de l'argent afin de pouvoir bâtir des relations durables sur des bases meilleures, voilà un challenge séduisant.
Les plus avertis sauront tirer profit en bénéficiant de l'erreur des autres. Je ne serai pas parmi eux car mes valeurs ne sont pas vénales mais bien affectives. C'est par le partage de mon espace de vie que je peux obtenir le bonheur espéré, sans quoi, je pourrai être le plus riche du monde, il me manquerait toujours quelque chose.
Si je gravis une montagne c'est pour en faire partager mon bonheur, sinon hormis l'exploit sportif personnel à quoi l'effort aurait-il servi ? Pareil pour une émotion, une aventure, une découverte. Sans sa publication, sans sa diffusion ou tout simplement son partage cela n'aurait guère de sens. C'est pourquoi je suis heureux que le cours de l'histoire retombe sur terre. Il y va de notre avenir et des générations à venir. Un investissement qui ne peut souffrir d'aucune spéculation puisqu'il y va de nos enfants. Enfin faut-il encore en avoir et les élever dans la dignité humaine ? Mais cela c'est un autre débat.
