Le culte de la beauté !

Le culte de la beauté !
Ce n'est pas à la gent féminine qu'il faut le rappeler, la beauté est une vertu. Ce besoin de paraître sous des signes favorables est instruit dans les gênes. La roue du paon aux fruits rouges du houx, les manifestations ostentatoires s'inscrivent habituellement dans une parade sexuelle. Aujourd'hui, la chasse à courre se pratique non plus sur le renard mais toute l'année en pleine rue. Socialement, le fait d'être courtisé est devenu une marque d'attention manifeste. Si jadis « l'habit ne faisait pas le moine » aujourd'hui, porter des vêtements griffés ou tout au moins sélects constitue une mise en valeur de la personne. Le côté narcissique est à mettre en relief avec le mode de vie principalement urbain. La ville par sa grande proximité produit un effet stimulant qui anime l'esprit de compétition. La rivalité apparente de la rue ou du bureau sous la loi du nombre active chez la femme mais aussi à moindre mesure chez l'homme, un conflit d'intérêt qui passe d'abord par l'image qu'il dégage autour. La première chose que l'on distingue d'une personne, c'est son profil. Un bruit de talons qui vous fait détourner sur une silhouette que vous déshabillez ensuite, parole d'homme ou l'arrivée d'un bellâtre à votre porte que vous dévisagez, sont des situations d'exception. Les contacts sont principalement visuels. C'est l'idée que l'on se fait de quelqu'un compte tenu de ses aspirations du moment qui font que vous osez l'aborder ou non. L'approche à cet instant est intuitive. D'ailleurs, souvent au dernier moment, un geste de repli ou de recul précipite dans un sens ou l'autre les événements. Après quoi, c'est le grand déballage. Pourquoi ? Parce que la rencontre si le couple d'occasion veut qu'elle persiste dans le temps, nécessite la chute des masques. Sous le maquillage, se cache l'être que l'on souhaite montrer à l'autre faute de tromperie et d'échec. Une mise à nu parfois fatale. Cela n'empêche que chaque matin, le rituel recommence sans quoi, les gens ont l'impression d'être dénudés, sans consistance, seulement eux-mêmes. Triste constat. Non ? Je vous l'accorde, vous les dames, vous êtes ravissantes de nature. Je suis un fervent admirateur des tenues de soirées, tailleur seyant et talons aiguilles ainsi que des techniques de maquillage sublimes. Cela transcende. Surtout quand un parfum arrose les sens ; vous humant de sensualité. Vous êtes les fées de mes songes. Et depuis tout petit, je vous envie du bout de mes baguettes de magicien. Hélas, dès que mes doigts s'approchent, le rêve s'évanouit. Mais, il me reste les yeux pour me souvenir des éclats de beauté. Et puis, je n'ai qu'à m'habiller à mon tour et à sortir en rue. Et c'est encore raté ! Point d'avenue en façade, mais un coin industriel triste et banal, rien à se mettre sous la dent. « Bien fait » Diront certaines, trop heureuses de me savoir puni d'avoir douter d'elles ? Non, mes dames. Loin de moi cette idée de me moquer. Au contraire, c'est une ode en votre honneur que je me permets de vous déclamer, un hymne à la beauté. Merci de le souligner, si élégamment vêtues ou non, vous êtes toutes des déesses. Adorablement vôtre. D'autant qu'au loin, à la frontière, tout à l'opposé de mon horizon habituel, une silhouette se dessine, belle et séduisante, malicieuse et câline, sourire aux lèvres. Je me pince. Diable, il serait grand temps de me faire beau. Où est cette chemise de marque, ce parfum, cadeau de mes cinquante ballets. Etonnant non ? Comme une invitation vous change ! A suivre...

# Posté le samedi 23 juin 2007 15:14

A qui l'autre pied ?

A qui l'autre pied ?
A qui l'autre pied ?

Qui peut répondre ?
Si réponse il y a...

# Posté le mercredi 20 juin 2007 16:06

Verdict des comités de lecture.

Verdict des comités de lecture.
Après le beau temps, le ressac. Les réponses des grandes maisons d'éditions arrivent souvent ensemble, comme les hirondelles au printemps sinon que les nouvelles sont rarement celles que l'on attend Un mois grosso modo après le dépôt postal, le courrier revient au bercail avec une note sibylline qui vous explique leurs regrets de ne pouvoir vous accepter en leur sein. Certains vous renvoient le manuscrit, d'autres se contentent d'une seule missive accompagnée d'une invitation de défraiement. Sans quoi, c'est le pilon. Verdict sans appel, me direz-vous ! Pas vraiment car pour être honnête, la réaction était prévisible.
Même si le roman répond aux conditions requises, la signature anonyme que j'y appose n'est pas vraiment en mesure d'ouvrir toutes les portes, loin s'en faut. Sans relais ni recommandation sinon qu'une enveloppe timbrée, il est difficile de se faire un chemin au travers le dédale des convenances littéraires. Soyons réalistes ! Si l'on considère une vingtaine de propositions journalières, cela constitue un volume de quelque 5200 manuscrits par an pour une sélection relativement restreinte. La vie en librairie dure habituellement un trimestre. Il faut donc rentabiliser la sortie des livres au maximum. En tête d'affiche, une vingtaine d'ouvrages aux renoms assurés que complèteront une quarantaine d'autres dans des collections annexes, soit une production globale annuelle de quelque 60 titres. Le pourcentage d'en être est faible car la théorie loin de la pratique. En effet, la plupart des auteurs retenus font partie de l'écurie, ce qui limite l'entrée des nouveaux à quelques opportunités vite retenues. Il faut tomber à pic.
Le choix pour être favorable nécessitera une série avis circonstanciés, puisqu'au-delà du volet littéraire, c'est l'aspect financier qui primera en définitive. Car, ne l'oublions pas, l'éditeur est avant tout une entreprise, le livre un article. Il faut que le producteur ait confiance au produit.
D'où une sévère sélection. Du lot quotidien, les trois-quarts seront sitôt éliminés d'un seul regard dès les premières pages, ensuite un tri plus sérieux en ressortira une volée à lire véritablement. Après quoi, c'est le débat final, le jeu de la roulette.
Ce qui est certain, c'est que l'investissement au départ est lourd sans garantie aucune de succès. La mise à la disposition des libraires, le soutien publicitaire et l'abattage médiatique que la publication nécessite représentent un énorme effort tant budgétaire que matériel. Cela demande une impressionnante organisation. C'est du grand art !
C'est pourquoi, j'y crois. Personne ne peux m'enlever ce rêve de devenir écrivain parce qu'un jour, sur une table, une femme ou un homme a perçu dans mes pages, le texte dont son patron pourrait tirer profit. Le genre de réussite que l'on conte habituellement aux enfants pour le merveilleux de l'histoire. Oui, j'ai foi en mon étoile.
Est-ce présomptueux ? Non. Car j'ai les pieds sur terre. Je sais que la chance est infime, mais elle existe. En attendant, il y a d'autres éditeurs moins renommés mais tout aussi compétents qui n'affichent pas complet d'emblée. Il faut juste laisser le temps. Pour l'heure, je me satisfais du rôle d'auteur à la recherche d'une écoute plus grande, sachant que mon principal métier n'est pas l'écriture puisqu'employé dans une entreprise internationale, je m'y consacre qu'en soirée. J'ai donc tout le loisir d'attendre mon heure, étant donné que mon bonheur est déjà présent. Tiraillé entre le boulot et la famille, il faut faire un choix, suivre un programme qui définit la part de chaque domaine, suivant la disponibilité et les moyens des uns et des autres. Ce n'est pas évident. On paye beaucoup de sa personne. Mais alors, quand je lis certains ouvrages de mes fils, devant ces auteurs dits modernes, je me remets aussitôt à l'ouvrage, me disant que peut-être leurs propres enfants auront autres choses à se mettre sous les yeux que cela.
Et que peut-être demain, je serai en librairie, face à l'avenir. En effet, il n'y aurait qu'un de sélectionné que cela pourrait être le mien. D'abord parce que j'y travaille et ensuite parce que je crois en la chance des audacieux et persévérants. Un rêve au bout d'une plume...

# Posté le mardi 19 juin 2007 15:40

Modifié le dimanche 24 juin 2007 05:12

Qu'est ce qu'un roman ?

Qu’est ce qu’un roman ?
Le livre de votre vie !

Presque, sauf que sous une couverture haute en couleur le volume est livré de façon romancée tout en noir et blanc. Contraste violent des genres. Une vitrine colorée pour un récit feutré voire tronqué de la réalité. Pour beaucoup, vivre au quotidien est non seulement monotone mais fatigant au possible. Par contre, le découvrir ligne après ligne sous une signature étrangère de renom captive l'attention. Une facilité ou plutôt une fuite. On apprend au travers l'½uvre confirmée ce que l'on redoute chez soi, c'est ni plus ni moins une forme de capitulation.

Je ne suis pas de ceux-là. Pour preuve, je viens de faire le tri dans mes blogs, fini Marie-Claire, et d'autres où "Livresse" ne pouvait s'émousser en toute quiétude. Je suis un artiste et non un mouton de Panurge. Mon concept est d'être avant tout un auteur, et donc, de créer des liens réels et non virtuels pour la forme. Mon image est vraie.

Peu m'importe les compteurs, je suis conteur !

Cela fait une différence énorme. D'abord, il y a les yeux perturbateurs de l'écrivain qui ressentent l'émotion du moment et fixent le tableau avec sa matière propre qu'est l'écriture. La démarche est séductrice. De l'interprétation des faits naissent les personnages tandis que de l'interaction des éléments se construit la trame du roman, tout un travail en finesse. Bien sûr, certains traits seront amplifiés au détriment d'autres moins artistiques pour gagner en intensité. Cela devient de l'art. D'un coup de crayon, l'esquisse se profile en quelques mots.

Souvent, l'on entend dire que la réalité dépasse la fiction. Ce n'est pas exact ! Le monde des songes et des rêves reste un univers insoupçonnable composé de choses imaginées ou fantaisistes d'une part et de faits plausibles ou réels de l'autre. Un mélange de merveilleux qui somnole au plus profond de l'être.
De quoi frémir en y pensant ! Surtout qu'il suffit d'un choc pour que le mécanisme s'ébranle et réveille en vous d'étonnants réflexes, de surprenantes pensées qui génèrent d'étranges comportements. D'un rien, tout s'enchaîne et vous lie irrémédiablement. L'effroi d'une peur ou le froid de la solitude ont en commun le sang glacé qui coule dans vos veines.
Le lire, vous réchauffe le c½ur. N'est-ce pas contradictoire ?
Pas vraiment ! Regardez bien en face celui ou celle qui vous parle. Imaginez maintenant la personne comme vous souhaitez qu'elle soit, idéalement à votre convenance. Dès que l'image est en vous, parlez-lui. La réponse sera spontanée. Tout se lira ensuite sur votre visage.
Les paroles courent sur les lèvres et les paupières sourcillent à chaque syllabe.
Morale : Il n'y a pas de secrets qui tiennent. L'impact devient surréaliste.
L'imagination entre en contact avec vos émois les plus introvertis, affichant votre trouble à tout venant. Bref, sous le maquillage apparaît votre personnalité, sincèrement émotive et profondément fragile à tout jamais. Les verrous sautent les uns après les autres. Vous devenez accessible !

Pour l'écrivain, c'est du pareil au même pour ses personnages. Derrière la carapace faite d'éducation et d'habitudes, cogite un corps dénudé de sens parce que prisonnier des us et coutumes. Les manières ancestrales et souvent obsolètes banalisent l'instinct, tuant la spontanéité. Les contraintes, me direz-vous !
Facile à dire.
Que nenni !
Ce laisser-aller n'a qu'une cause connue : l'abandon de soi. C'est en démissionnant suite à un pénible concours de circonstance que l'on s'oublie au passage. Sans quoi, vous seriez à mille lieux d'ici. Une impression de déjà vu. Si l'on veut. Le seul frein, c'est vous.
Pour moult raisons, on se construit une montagne d'excuses afin de se réhabiliter du malheureux sort qui nous tient. Alors que parfois, il suffit de tendre la main pour s'en sortir.
Une question de contact.
Pourquoi les jeunes recourent-ils aux blogs?
Parce que la société les ignore. Ils ont un grand besoin de s'exprimer, de se montrer, de sentir et connaître de vraies expériences. C'est cela rencontrer la vie !

Exister pour être et non paraître !

La sensation de picotement dans la paume est un signe favorable. Le bien-être s'accompagne d'une magie dans le rayonnement. Surpris, les gens se retournent, s'étonennt comme ensorcelé parce que subitement leur corps répond à d'autres impératifs qu'auparavant,. Résultat, votre beauté intérieure perce au grand jour, illuminant vos traits. La rencontre devient constructive. Enfin, l'appel répond à vos cris étouffés de dépit. Le silence est rompu. La spirale s'inverse.
En vous écoutant parler, le fossé s'est naturellement amenuisé. Le son devient à la voix ce que l'encre est à l'écrit, une forme de communication où il faut l'effort de deux organes au moins pour clore le chapitre. Dire les choses et les entendre, ce sont deux mondes différents qui parfois sont totalement étrangers et ignorants de l'autre. Les réunir sous le même pavillon, vous empêche de faire la sourde oreille aux bonnes dispositions.
Chut ! Silence.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 05:48

Modifié le dimanche 17 juin 2007 06:20

Pourquoi écrire ?

Pourquoi écrire ?
Le blog est un carrefour essentiel à l'enseigne des chemins d'antan où tilleul et calvaire en sentinelles, veillaient sur l'importance des lieux depuis la nuit des temps. Du culte celte au catholicisme, la croisée des chemins fit appel à la protection des cieux vu l'importance des communications.

Aujourd'hui, les échanges malgré une évolution technologique pointue restent fonction de leur impact. Nombreux pensent frapper fort l'opinion publique dans le but de produire un effet bénéfique à l'effort de consommation, car leur fin est avant tout commerciale. Générer du profit étant l'unique et légitime motivation. D'autres, plus rares, privilégient le contact en lui-même, recherchant au travers le langage des anciens, les préoccupations véritables et sincères des générations actuelles et futures. Car les problèmes terrestres quoique les publicités puissent dire gardent leur aspect bestial d'hier. La solitude et l'incompréhension, la douleur morale ou physique, la perte d'un emploi voire d'un proche sont autant de malheurs universels qui ne dérident pas sous les auspices des scientifiques et autres technocrates modernes. Les siècles passent et bon nombre de gens continuent à pleurer en silence parce que totalement incompris ou isolés dans leur peine. La misère reste à nos portes.

La lecture est un lien important pour garder l'½il vif et l'esprit sain. Le recours d'un point de rencontre peut également y remédier, car au pays roman, l'héritage du passé vient encore au secours des temps présents. C'est là tout le charme de notre histoire commune. C'est pourquoi, l'auteur cherche à se faire comprendre. Ecrire le vécu, ce n'est pas simplement relater des faits. Non ! C'est bien plus profond que cela. En partageant l'émotion d'un moment haut en couleur, en faisant part de l'expérience et des sensations ressenties, les mots s'empreignent de la sueur et des larmes des personnages. Le sens se noue. C'est cette âme qui se découvre entre les lignes. Mon but est avant tout d'écouter, les anciens d'abord pour leurs passionnants témoignages, les jeunes afin d'y percevoir leurs passions et espoirs, mais aussi et surtout, vous tous qui attendez dans un coin votre bonne oeuvre.

Faire le bonheur par une balade au travers les mots afin de revivre, voilà mon leitmotiv. Tout en restant fidèle aux racines, adopter une approche originale, simple, sensible et authentique telle l'image du ménestrel des temps modernes, c'est une invitation à se connaître. Un clin d'½il à vous !

# Posté le samedi 16 juin 2007 09:19

Modifié le dimanche 17 juin 2007 06:39