Vivre sa passion et aller à la rencontre des vraies émotions, celles qui font vibrer l'être aux tréfonds de son corps, c'est aller au bout de soi-même. Issu de la terre, fils d'agriculteurs j'ai eu la chance de connaître des universités. Celle de la forêt d'abord puis la faculté de droit à Leuven en Belgique. Ensuite, j'ai voulu mettre sur papier l'expérience reçue par voie orale et apprise par la force des choses. La vie conjugale, le travail, les loisirs me façonnèrent tel un authentique roman, métissage entre Celtes et Romains. Comme beaucoup de nos valeureux Gaulois, je me suis construit chaque jour fidèle à l'héritage des anciens.
Aujourd'hui, j'attache énormément d'importance aux us et coutumes d'antan qui nous permettent d'atteindre l'épanouissement culturel et physique indispensable. Il faut valoriser le bien-être avant tout. Se sentir libre dans ses mouvements après une « bonne » nuit. La confrontation avec les éléments ainsi que les rencontres nous donnent l'occasion de nous enrichir chaque jour. Mais voilà, quoique au XXIe siècle, l'individu reste plus que jamais cloisonné dans un parc à huîtres. Enfermée chez soi, une personne se cache tel l'oiseau avant de mourir, alors qu'il serait si sain de crier sa joie pour s'ouvrir au monde.
Combien d'autres que vous attendent ce signal pour vous rencontrer ?
Il est malheureux de savoir qu'il existe un double à côté qui vous ignore par manque de contacts. Le livre est un remède.
Devenir auteur est une chose relativement aisée, se prétendre écrivain en est une autre. La dimension requiert alors une dimension commerciale incontournable car sans perspective d'un profit, l'oeuvre reste confidentielle.
Il n'empêche au-delà des difficultés, c'est au sens inné des mots que je fais appel puisque l'écrit reste avant tout le fondement même du message. Il permet de recréer le contact et de découvrir les charmes authentiques du plaisir de partager, ceux-là qui firent les beaux jours de nos aïeuls. Pourquoi en irait-il autrement de nos jours ?
Dans ce schéma, il n'est pas étonnant qu'après avoir décrit dans deux romans, le vécu extérieur, chroniques d'un village « Thé le couleuvro – Edition Lux - Avin 2000 » et d'une personne « Aux talons d'Achille – Société des Ecrivains – Paris 2005 » je suis arrivé aux thrillers psychologiques. L'évolution est logique. Dans le style de « 9 semaines 1/2 » les deux ouvrages déshabillent au propre comme au figuré les préjugés. « Andrée, le venin du diable » évoque la libération d'une mère qui à 40 ans se retrouve femme puisque sans enfants, son corps se réveille. L'évolution sexuelle sera en fonction de ses contraintes passées, l'explosion finale en proportion de ses refoulements primaires.
Tout un art de vivre autrement

